Dans quel état d'esprit aborde-t-on un nouveau disque aujourd'hui, alors que la période est plutôt difficile pour les groupes (ventes de disques en baisse, peu de labels, etc…) ?
Nous, en tant que groupe, on l’aborde avant tout comme un instantané de ce qu’est SWC en 2009 au bout de 10 ans !!! Pour le reste, comme à chaque sortie de disque, on espère que ca sera le ticket pour enchaîner les dates et repartir sur la route. Après c’est clair que c’est de plus en plus difficile, mais il faut s’accrocher et puis faire de la musique, c’est autant pour nous un plaisir qu’un besoin, donc on as pas trop le choix !
Day By Day est d'une qualité affolante, tant technique que musical. Votre style a doucement évolué pour être contemporain sans oublier votre passé (enfin, il me semble). Ce style semble prisé par le public français mais pas s'il est fait par un groupe français. Votre avis sur la question ?
C’est avant tout une question de médiatisation et de diffusion, il y a de très bons groupes en France, mais qui n’ont pas les moyens de faire connaître leur musique plus que ça. Auand tu écoutes de la musique soit tu accroches soit tu n’accroches pas, le fait d’être Français, Hongrois ou Cambodgien passe au second plan.
Par contre en France la culture "rock", pas celle pop en cuir pour minette, n’as jamais vraiment été très présente et les média nationaux ont du mal à y croire, alors que des groupes comme 30 Seconds to Mars, Linkin Park et bien d’autres cartonnent avec une pop plus ou moins "couillue" (que chacun est libre d’aimer ou non), mais qui n’as pas d’équivalent chez nous.
En parcourant le web, je suis tombé sur différentes chroniques. Il y a des critiques très dures et d'autres plus nuancées, voire très positives. Comment percevez-vous ce contraste dans l'accueil de Day By Day ?
Les trois quarts des critiques sont très positives, il y en a quelques-unes négatives, mais ça fait partie du jeu, quand tu fait quelque choses tu t’exposes et tu es forcément critiqué. Donc c’est normal et ça ne change pas l'après… Ce que je trouve le plus drôle, c’est quand certaines critiques sont à leur tour critiquée par des commentaires, la boucle et bouclée…
Il est très souvent fait état de néo metal quand on parle de SWC. Pensez-vous que cette étiquette vous porte préjudice ?
On ne s’est jamais vraiment senti "Néo Metal", après il y a toujours des catégories et on est arrivé au moment où ce style était le plus présent, donc on as été assimilé à ce mouvement. Après, ce qui compte, c’est la musique pas l’étiquette qu’on lui colle.
Dans les chroniques, on cite tout à la fois Staind, Empyr, My Chemical Romance, Deftones, Lostprophets, Finch, AFI, Funeral For A Friend… Etes-vous d'accord avec noms que certains citent comme des influences ou des modèles pour SWC ?
Une partie oui, l’autre pas du tout. Après, ce qui ressort de tout ça, c’est le côté "ricain" de la production et c’est exactement ce qu’on recherchait…
Vous avez confié le mastering à Mark Trombino. A-t-il fait un commentaire sur votre album, vos chansons ?
En fait, Mark Trombino a mixé l’album et c’est Douglas Henderson qui as masterisé l’album, Mark a supprimé certaines parties de guitare ou de basse et mise en avant d’autres, il aime bien "Walkaway" et on a eu la chance qu'il apprécie l’album… sinon il n'aurait jamais travailler dessus…
Le fait de demander à un producteur ricain de masterisé votre disque est-il une manière de vous approcher un peu plus de vos influences musicales ?
C’était surtout un "rêve", le mot n’est pas trop fort, c’est LE producteur dont nous étions fan. On lui a demandé, mais on n'y croyait pas du tout, il n’avait jamais produit de groupe français et nous sommes indépendants, donc avec un budget plutôt limité, mais la
magie du rock'n'roll a fait que ça a été possible !!
Vous vous êtes un temps essayer au chant en français. Day By Day est 100 % en anglais. Pourtant, n'est-ce pas plus simple pour des français s'exprimer ses sentiments en français ?
Ce qui est le plus simple pour nous, c’est d’être spontané, le choix de la langue dépend des morceaux tous les morceaux de l’album ont été composé en anglais, donc on ne voulait pas en transposer en français ces morceaux, mais ça ne veut pas dire qu’on ne fera plus de français, tout dépend des morceaux, de ce qu’ils dégagent quand ils sont créés…
Le disque est vendu pas cher : 9 / 10 euros. C'est une volonté de votre part ? Pouvez-vous expliquer votre choix / démarche ?
C’est une volonté de la part du groupe et aussi de La Baleine notre distributeur avec qui tout se passe très bien, l’idée c’était de rendre le disque attractif et de faire un effort en ne prenant pas les gens pour des portes monnaies sur pattes et comme nous sommes en auto-prod à part nous-mêmes, on n'a pas de compte à rendre !








