Si on considère que c’est Black Sabbath qui a enfanté toute cette légion au son de leur graisse auditive en nous mettant tout de suite mal à l’aise avec leur premier album (1970), le genre puise ses racines autant dans le rock, le blues, le rock psyché, le rock sudiste, le hard 70’s. Hendrix, Mountain, Blue Cheer, Cactus, Grand Funk Railroad, Hawkwind, Blue Oyster Cult, Molly Hatchett, Zztop, Lynyrd Skynyrd… la liste est trop longue pour citer tous les groupes qui ont influencé le genre. Mes humbles excuses pour les dinosaures oubliés ! Le stoner est une mixture de tous ces groupes, avec en général un gros son, des basses énormes, un bucheron à la frappe pachydermique, des grattes bien grasses aux accents démoniaques aux sons remplis de fuzz et dewah-wah… Des ambiances hypnotiques, un rythme lourd aux mesures répétitives. Mais ce serait réducteur de comparer ce style à de la musique de paresseux défoncés, l’Ampeg et le Marshall volume à fond, car cette musique lourde très variée porte un tas d’appelations : doom, sludge, Desert rock, space rock, heavy rock… Ecoutez par exemple ces 3 groupes : Monkey 3 (Suisse), Fu Manchu (Usa) et Sparzanza (Suède), tous trois font partie de la scène stoner rock, mais n’ont pas la même approche du style.
Cette forme de metal appelée doom au début 80 avec des noms comme Pentagram, St Vitus et Trouble se métamorphose dans les 90’s avec l’artillerie anglaise : Cathédral, Electric Wizard. Ou Kyuss et Monster Magnet coté U.S.A. Le stoner fera vraiment parler de lui au grand public avec le gros carton des Queens Of The Stone Age avec leur troisième album Songs For The Deaf, pour ensuite continuer à rester toujours assez loin du foin (souvent tout naze) médiatique.
En France le pays du fromage et du vin (sic !), le stoner a également fait des tremblements sismiques dans les locaux de repets, dans les salles de concert, et ça n’est pas près de se terminer tant la scène est devenu importante, avec des groupes de grande qualité.
C’est donc avec 3 groupes bien de chez nous faisant partie de cette "étiquette" au son et aux compos radicalement différentes que votre serviteur Rouf Lakett s’est entretenu dans un p’tite Interview. Sur le canapé en cactus donc : Zoé (Calais), Jack & The Bearded Fisherman (Besançon), RisingDust (Paris) et Loading Data (Paris).
ZOE
D’où vient votre nom et quand est-ce que l’aventure a commencé ?
Fred : Zoé est né des cendres de Gasoline, un groupe qui a sévit dans notre coin au début des années 90. En 1997, Aldo et moi avons décidé de continuer l'aventure mais sous un autre nom étant donné qu'il était le seul membre d'origine et aussi parce que nous avions décidé de s'éloigner du hard heavy pour quelque chose de plus 70's.
Pourquoi Zoé ?
Fred : Je ne me rappelle plus vraiment à vrai dire... Je crois qu'on cherchait un prénom féminin, un truc pour faire "Rock'n'Roll bitch" tu vois, et on voulait un truc court. Et Aldo a proposé Zoé.
Aldo : Ouais c’est ça ! On voulait un nom avec le minimum de lettres afin que ce soit le plus grand possible sur les affiches, pour que l’on puisse les voir de très loin.
Fred : On a appris par la suite que c'était le nom de la première pile atomique française et que cela signifiait "la vie", "l'existence" en grec, mais pour être honnête quand on a choisi ce nom il n'avait aucune signification particulière, à part peut être se retrouver à la fin dans les bacs des disquaires (rires).
A l’écoute de votre skeud, on sent que vous avez bouffé du Rock’n’Roll et du Hard 70’s à haute dose, est-ce qu’il y a d’autres courants musicaux qui font ce qu’est Zoé aujourd’hui ?
Fred : Non, pas vraiment dans la mesure où la notion de Rock'n'Roll regroupe pas mal de courants musicaux.
Aldo : Moi personnellement, j’adore cette époque, les vieux skeuds d’Aerosmith, de Led Zep, d’AC/DC, Grand Funk Railroad, T REX, Black Sabbath, des Stones, ça m’a toujours fait rêver. Obligatoirement cela se sent dans notre zik, mais nous aimons également beaucoup le R’n’R de base, Chuck Berry, Little Richard, Elvis, mais également le blues de Robert Johnson, Muddy Waters, John Lee Hooker, nous aimons également le punk des Pistols, des Clash, Ramones, mais aussi les Stooges, MC5 (pour ne citer que les plus connus) et des trucs hard rock des eighties, le grunge des nineties… Enfin vous l’aurez compris, nous aimons la grande musique rock et je pense que c’est toute cette culture musicale qui fait le style de Zoé. Avant d’être musicien, nous sommes des fans de musique rock, nous avons à nous quatre une grosse collection d’albums en tout genre.
Quel est le matos que vous utilisez ?
Fred : Gibson, Marshall, plug in, let's go !!!
Des groupes "stoner" que vous appréciez ?
Fred : Kyuss (et ses enfants) et Fu Manchu entre autres pour les Etats Unis ; Glowsun et Loading Data en France ; Mogul et Ramon Zarate pour la Belgique.
Pour vous avoir vu plusieurs fois, ce qui est sidérant chez vous c’est que vous pouvez jouer devant n’importe quel public, métalleux ou punk rockeurs, vous arrivez toujours à accrocher le public. Ce qui est plutot rare en France ou, bien souvent, les genres ne se mélangent pas trop contrairement à d’autres pays européens. Vous avez un truc ? vous leur mettez quoi dans leurs bières ?
Fred : Ça doit venir du fait qu'on écoute pleins de trucs punk et metal entres autres, mais qu'on se considère avant tout comme un groupe de Rock'n'Roll. Quand on compose, on ne se dit jamais : "tiens, on va faire un titre plutôt metal ou cette fois un truc plus stoner ou un truc plus punk". Ça vient comme ça vient, si on aime, on garde sinon on jette. Et j'pense que ça doit se ressentir sur scène. Ce que le public attend en général, c'est l'énergie, l'authenticité et la sincérité d'un groupe, et cela je pense que ça touche autant les punks que les metalleux.cPour ce qui est de la bière, j'pense que notre musique doit surtout donner envie d'en boire plein (ce que l'on fait nous aussi d'ailleurs).
Aldo : Il y des éléments qui ne trompent pas, à partir du moment où il y a de la sueur, de l’émotion, un minimum de musicalité et un peu de bière, tu emballes n’importe quel public.
Des news, des dates ? Quand sort le second album ?
Fred : Des dates... pas beaucoup pour l'instant mais on espère que ça viendra. Sinon le 1er août au festival Rock En Stock à Etaples sur Mer (62) avec entres autres Trust et Gojira ; le 26 septembre à Lille pour les 40 ans de Radio Campus ; le 3 octobre au Rockstenpanse Festival à Charleroi en Belgique ; le 10 octobre à la Maison Pour Tous de Calais où l'on fêtera justement la sortie de l'album et le 30 octobre aux Fils d'Odin à Millam près de Saint Omer (62). Sinon, on a aussi enregistré un titre de Motörhead
Demain on vous envoie sur la lune, vous pouvez emmener 5 disque. Lesquels ?
Fred : 5 seulement ! Bon d'accord... Exile On Main Street des Stones, Let There Be Rock d'AC/DC, Stray Cats des Stray Cats of course :), Electric des Cult et ...euh… The Southern Harmony & Musical Companion des Black Crowes.
Aldo : Putain, Fred, tu me piques les skeuds que je veux emmener, nous sommes inséparable quand il s'agit de zik, donc je vais avec lui sur la lune, je suis d’accord avec lui et j’emporte 5 disques pour compléter notre mini discothèque : Back in Black d’AC/DC, Led Zep II, le premier Rose Tattoo, No Sleep till Hammersmith de Motorhead, et Fun House des Stooges ou It’s Alive des Ramones… C’est impossible à répondre à ton truc.
Quel est votre pire et meilleur souvenir On The Road ?
Fred : Le pire, personnellement, c'est la veille d'un concert à Ribadavia en Espagne. Nous avions 1800 bornes à faire et un pote nous avait proposé de nous accueillir dans un bar resto dans lequel il travaillait l'été à Hossegor. Le soir, le patron était un peu pété et m'a dit que je n'avais pas payé, ça a dégénéré, on s'est embrouillé et j'ai passé la nuit dans le camion. Le lendemain il y avait une sale ambiance dans l'équipe un peu comme dans le film Presque Célèbre de Cameron Crowe. Personne n'a dit un mot sur la route avant que l'on s'arrête en Espagne. On s'est assis, on a tous commandé une bière bien fraîche et tout est rentré dans l'ordre. On en rigole maintenant. Les meilleurs, j'en citerais deux, c'est ce fameux concert à Ribadavia où l'on a joué vers 4h00 du mat' devant un public complètement déchaîné, on n'avait jamais vu ça… les gens soulevaient les barrières de sécu et criaient tous ensemble "ZOE ! ZOE !". Je précise qu'on est complètement inconnu en Espagne, enfin peut être plus maintenant (rires). La fête a duré jusqu'à midi où nous dégustions l'apéro traditionnel : pastis/cognac. Terrible ! Et enfin, lorsque nous avons ouvert pour le Schwung festival à Roselaere en Belgique, les têtes d'affiches étaient Status Quo et Alice Cooper, nous n'avions jamais fait un truc aussi énorme. Si tu oubliais ton paquet de clopes, t'en avais au moins pour 20 minutes aller/retour entre la scène et les loges.
Aldo : Avec le recul, je n’ai pas de moments désagréables à citer, comme le dit Fred nous avons eu quelques galères mais on en rit après coup. Sur la route, c’est que des super moments. Nous avons une équipe technique et c’est comme une famille à un tel point que parfois c’est eux qui décide pour nous et nous sommes leurs otages (rires). Comme pour l’Espagne, je ne voulais pas y aller, c’est eux qui ont tout organisé et je ne pouvais que suivre. Et je ne regrette pas du tout, on a même un non : la Grutschen Team.
A bientôt, si vous voulez rajouté quelque chose ?
Fred et Aldo : Merci à la Grutschen Team : Carl, Schnaps, Abdoul, Guigui, Rémi et Vincent et Carole qui nous aident depuis maintenant pas mal d'années, et merci à nos potes de Spermicide et à Willy et Marco de Goéland qui nous aident et nous soutiennent.
www.myspace.com/zoestonerrockband2
Zoé au catalogue Goéland : http://www.goeland.fr/groupe.php?id=1667
JACK AND THE BEARDED FISHERMEN
D’où vient votre nom et quand l’aventure a-t-elle commencé ?
Ahaha , ce nom, sacré dossier... Il sort de notre imagination par l'association et la manipulation d'images, à chacun de se creuser un peu la tête pour en faire une interprétation. Nous avons fait notre premier concert au début de l'année 2005.
J’ai vu que vous alliez jouer avec Guerilla Poubelle au Moulin de Brainans, je trouve ça bien de mélanger les genres, ça vous fait quoi de jouer devant un public plus Punk Rock ?
On a l'habitude, on vient de faire une tournée avec The Irradiates (surf rock, ex-Hawaii Samurai), on joue souvent avec des groupes plus punk rock que stoner ! Mighty Worm (asso punk rock de fous furieux) nous a aidé à sortir notre LP. Pour nous, c'est vraiment une position agréable, nous ne sommes pas enfermé dans une scène, ça nous permet d'avoir pas mal de recul sur ce qui se dit, ce qui se fait et de se sentir un peu libre de faire ce qu'on veux musicalement. Pouvoir jouer aussi bien avec Arkangel, Guerilla Poubelle ou Karma To Burn, on considère vraiment ça comme un truc cool !
Vous avez des plages musicales sans chant par moment, utilisez-vous des effets visuels sur scène comme les Suisses de Monkey 3 (ils balancent des projections sur la grosse caisse du batteur) ?
Et bien non ! On a déjà assez de câbles a brancher... Et franchement, je suis assez sceptique sur ce genre d'installation, j'ai rarement été convaincu ! Mais on aime beaucoup le premier disque de Monkey 3.
Quel est le matos que vous utilisez ?
Des cordes,des médiators, des guitares, quelques pédales, des amplis, des câbles, des peaux, des baguettes, des cymbales, des salades de riz, des salades de pâtes, des sacs de couchages, des remorques,des camions, des camions trop petit, la rad's car au guigui, des voitures, de l'essence, de la gomme de pneu, des téléphones, des ordinateurs, des souris, internet, des clopes, du temps, beaucoup de temps, de l'argent, beaucoup d'argent, des cadres de sérigraphie, de la colle, de l'encre, de l'amitié, des rigolades, des prises de tête, mais surtout du fun !
Des groupes "stoner" que vous appréciez ?
Kyuss, Karma to Burn, Fu manchu... pour la vieille école. En 2009, du stoner il y en a un peu partout, on écoute tous beaucoup de choses différentes. Grosso modo, ça tourne autour du punk rock, du hardcore, un peu de métal, de l'indie rock et ses déclinaisons les plus variées... du rock quoi, avec une petite touche d'électro pour certain d'entre-nous. Personne n'est vraiment "acharné du stoner".
Des news, des dates ? un prochain album ?
Nous venons d'accueillir Fre, batteur de l'excellent groupe de noise Membrane, notre ancien batteur joue maintenant du clavier et de la guitare on se retrouve donc à 5 sur scène. Nous avons un album intitulé Hunting Isn’t Easy…When Dogs Become Wolves encore tout frais que vous pouvez commander sur myspace.com/jackandthebeardedfishermen ou en envoyant un petit mot doux à deathcountrybaby@hotmail.fr. Nous sortons également de studio où nous venons d'enregistrer deux titres pour un split qui devrai sortir début 2010, une fois de plus avec l’aide précieuse de Mighty Worm.... Le prochain album attendra un peu mais nous y pensons déjà ! Nous avons quelques dates qui arrivent (dont une avec Karma to burn , hé hé....) et nous repartons cet été pendant 15 jours au travers de l'Europe de l'Est jusqu’en Grèce.
Demain on vous envoie sur la lune, vous pouvez emmener 5 disques :
Elliott Smith Either or, Melvins A senile Animal, Chokebore Black Black, Hot Snakes Audit in Progress, Unsane Visqueen.
Mais 5, c’est pas assez, le choix est trop dramatique ! Du coup, on rajouterai bien Black Sabbath Master Of Reality pour la caution "vintage" ! Voilà, même pas un disque de stoner !
Quel est votre pire et meilleur souvenir On The Road ?
Les pires souvenirs, à la faveur du temps, font partie des souvenirs les plus forts que tu ramènes avec toi et qui viennent compléter le stock d'histoires saugrenues que tu radotes jusqu'à tes 70 piges, dès lors que bien sûr, l'issue n'est pas dramatique. Donc, on dira que si vous voulez des heures fortes en émotions qui vous ferons passer pour un héros auprès de vos petits enfants et arrières petits enfants, on vous conseille très vivement de tourner dans le pays basque en plein hiver à neuf dans un camion de chantier ; de péter le démarreur de votre véhicule le premier soir d'une tournée, au beau milieu du pays vosgien ; de patiner dans le sang d'un pauvre gars qui s'est pété le menton en ratant la marche à la sortie du bar après avoir aspiré des quantités éléphantesques d'alcool plus ou moins fort, etc, etc... Et pour le reste, ce ne sont que de "bon souvenirs". La liste serait trop longue...
A bientôt, si vous voulez rajouter quelque chose ?
Merci à toi pour cette interview et bon courage pour ton webzine ! N’hésitez pas à nous contacter pour des dates, des coups de mains, des échanges de contact, des infos, etc… Merci à vous !
www.myspace.com/jackandthebeardedfishermen
Jack And The Bearded Fishermen au catalogue Goéland : http://www.goeland.fr/produit.php?ref=LP4052&rubrique=
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LOADING DATA
D’où vient votre nom et quand est ce que l’aventure a commencé ?
1999. Retour d’un de mes nombreux voyages dans l’ouest américain. Rencontre avec un chaman, expérience initiatique au Peyotl au Nouveau Mexique. Découverte de Kyuss sur la route. Retour en France. J’ai composé le premier album en deux jours. J’ai fais appel à des musiciens avec qui j’avais joué dans d’autres projets. Je leur ai fait écouter ce que j’avais enregistré. L’aventure était lancée. Au départ, le groupe s’apellait Four-Track Junction. On a tourné sous ce nom là pendant deux ans. Puis un jour j’ai voulu monter un side-project avec Matt de Low Vibes (groupe de stoner de l’époque) et j’ai trouvé Loading Data comme nom. Le projet ne s’est pas fait pour diverses raisons et j’ai gardé le nom pour nous.
Vous revenez d’une sacrée tournée, où êtes vous allez, et comment ça s’est passé ?
En dix ans d’existence, le groupe a parcouru pas mal de pays dont les USA, l’Argentine, l’Allemagne, la Roumanie, l’Espagne, l’Autriche, la Belgique et j’en passe. A venir avant la fin de l’année, il y aura le Canada et l’Australie et peut-être l’Inde. L’Australie était supposée se faire en juin mais on a reporté. Le Canada, c’est pour septembre si tout va bien. Ca s’est toujours très bien passé. On s’entend très bien et curieusement mieux encore en tournée. Parfois c’est roots, parfois c’est plus classe. Ça dépend des pays et de l’organisation.
Est ce que la scène Stoner a évolué ou stagné en France depuis 10 ans ?
La scène française a beaucoup évolué. D’inexistente, elle est devenue presque prolifique. Je crois qu’on peut dire qu’on est les dinosaures du stoner français. Enfin les seuls qui, de l’époque, sont encore là. On a commencé avec Low Vibes et Space Patrol. Ils ne sont malheureusement plus là. Aujourd’hui, j’ai presque l’impression de découvrir un nouveau groupe chaque semaine. Glowsun, Mudweiser, Alcohsonic, Royal Bubble Orchestra, Los Disidentes des sucio motel ou encore les Rescue Rangers et Waterpipe Cult. Et évidemment nos amis de Bukowski avec qui on tourne souvent mais qui à mon sens ne sont pas vraiment du stoner.
Quel est le matos que vous utilisez ?
Nakat joue sur une vieille P-bass de 1978 ou 79. Matt jouera bientôt sur du Ludwig avec des fûts "d’enculé mon pote" (clin d’œil à Niko des Bukos). Et moi, je suis sur une Gibson Les Paul Custom de 1980. Le reste est une recette de grand-mère dont les ingrédients sont secrets.
Des groupes "stoner" que vous appréciez ?
Fatso Jetson, Kyuss, les Queens, Brant Bjork, Nebula, Fu Manchu…et j’en passe…
Des news, des dates ? quand sort le prochain album ?
En ce qui concerne les dates, le mieux c’est d’aller voir sur notre myspace. Ca change souvent. L’album « Rodeo Ghettoblaster » est sorti en mai en Amérique du Sud. Il sort en France et en Europe en Octobre. Notre label Oui Oui Records nous demande déjà le follow-up. Alors aux fourneaux !
Demain on vous envoie sur la lune, vous pouvez emmener 5 disques.
Je vais répondre pour moi car les autres ne sont pas là : Temple of the Dog, The Koln Concert de Keith Jarett, Toasted de Fatso Jetson, Un best of des années 80, Rodeo Ghettoblaster pour le faire découvrir aux habitants s’il y en a.
Quel est votre pire et meilleur souvenir On The Road ?
Je crois que le pire moment c’est quand le van blindé à ras-bord est mort sur l’autoroute à 100 bornes de Lyon lorsqu’on partait jouer avec les Six Shooter. Y’avait ma planche de surf (des mers), mon linge sale, des bouquins, deux skates, et évidemment tout le matos, baffles à gogo, têtes d’amplis, instruments etc…. On a laissé le camion en plan, bon pour la casse, le moteur était mort. On a débarqué à la salle de concert en taxi Renault Traffic surchargé. On aurait dit des romanos. Le matos a été remonté par transporteur. Le bordel. Le meilleur souvenir… ? Ils sont tous bons. Mais pour moi ça serait les States et l’Argentine.
A bientôt, si vous voulez rajouter quelque chose …
Merci de porter un intérêt à cette scène qui malgré l’existence d’un bon nombre de groupes en France manque férocement de publicité.
www.myspace.com/loadingdata
Loading Data au catalogue Goéland : http://www.goeland.fr/produit.php?ref=CD3803&rubrique=
RISING DUST
D'où vient votre nom et quand l'aventure a-t-elle commencé ?
Dav "RIFF" : RisingDust, c’est littéralement "le levé de la poussière", dans le sens "tempête". Il faut y voir une métaphore comme "le levé des groupes underground". L’aventure a commencé avec DarkWhite en 1992, à l’époque j’étais guitariste et cofondateur du groupe avec Pierre qui était au chant, puis après quelques années d’existence et quelques enregistrements, démos etc. nous avons décidé de splitter. Les raisons ? choisissez : alcool, drogues, point de vues différents. Ou toutes (rires) ! A cette époque, nous étions a peu près les seules a jouer du "doom" en France, et qui a maintenant évoluer vers le stoner metal et devient de plus en plus connu. C’est après notre split que j’ai décidé de monter RisingDust avec Steff avec qui je jouais déjà et qui était bassiste dans Dark White aussi.. Je me suis mis rapidement au chant et à la recherche d’un nouveau batteur, l’idée était de former un power trio dans un style "doom rock", c'est-à-dire influencé par des groupes comme Black Sabbath, May Blitz, Josefus, Saint Vitus, Pentagram, The Obsessed, Motörhead, MC5, etc. sans perdre de vue l’esprit rock’n'roll qui nous est très cher et dans lequel nous évoluons depuis des années.
Jouer en trio est pas le plus facile, ca triche pas en général, c'est un choix voulu ?
Jouer en trio est un choix délibéré, la plupart des groupes que nous aimons sont en trio. En effet, ça ne triche pas et ça t’oblige à composer et à jouer d’une certaine façon, pas de cache misère et t’es obligé d’avoir une rythmique en béton. En fait, je trouve ça plus sauvage, l’énergie que tu dois envoyer fait que l’agressivité est toujours présente et la complicité entre les musiciens est plus facile, tu récupères des automatismes entre musiciens qui te permettent de jouer plus naturellement, un bon moment d’adrénaline !!
Vous avez tourné à l'étranger ? Dans des festivals ou autre ? et avec qui ?
Nous avons en fait signer notre premier album 1 sur un premier label, Final Chapter Records, et avons bénéficié d’une bonne distribution et directement enchainé sur une tournée en Belgique, Allemagne, Hollande avec deux groupes US que nous aimions vraiment bien Place of Skull et Pale Divine. On a enchaîné des festivals comme le Doom Shall Rise en Allemagne, le Belgium Doom Night, etc. Puis avons signé chez Emanes Metal Records pour la sortie en vinyle du premier album ainsi que notre nouveau MCD, Taste of Fire qui va également sortir à la rentrée. Nous avons participer a de nombreux festivals dans le nord, en Belgique ainsi qu'en Suisse. En fait, nous tournons beaucoup plus souvent à l’étranger avec des groupes qui nous correspondent comme Count Raven, Grief, Lord Vicar, etc…. bien que ça ne nous empêche pas de jouer en France avec des groupes comme High on Fire, Electric Wizard, Esoteric, etc. Le live, nous adorons et comptez sur nous pour nous revoir des septembre ou octobre…
Quel est le matos que vous utilisez ?
Pour ma part, je joue sur une tête orange 100 watt couplé a une Marshall JCM 800 et deux baffles Marshall, je n'utilise que des Gibson, Lespaul custom blanche, Lespaul standard Sunburst ou SG 1950, j’ai une acoustique J45 Gibson pour des morceaux plus blues aussi, enfin tout Ça dans un ordre qui correspond à la teneur des morceaux ou simplement à l’envie du moment. Steff à la bass joue sur Ampeg SVT avec une cabine frigo, et notre batteur a une batterie chargé au minimum ce qui lui suffit pour atteindre un jeu de batterie très puissant et technique. On pense que ça ne sert à rien d’avoir une batterie a la "spinal top" pour en jeter et l’utilisation que l’on fait d’un instrument est tout au moins aussi importante que l’instrument lui-même.
Des groupes stoner que vous appréciez ?
Avec le temps, le stoner a fait son apparition alors que les groupes étaient tout simplement à la base considéré comme des groupes de doom, les premiers groupes de l’époque de doom début 1980 sont des groupes comme Saint Vitus, The Obssessed, Pentagram, Trouble etc. Les choses ont évolué un peu sur le tard d’ailleurs et maintenant de nombreux groupes se revendiquent directement de cette filiation . Nous aimons certains d’entre eux et d’autres pas du tout, le stoner est un terme tout droit sorti du début des années 70 et réutilisé souvent à n’importe quel sauce… nous avons aussi bien des influences psychédéliques, des groupes milieu 60's, du hard rock début 70 (Pink Fairies,Warpig, Hawkwind, Captain Beyond, Cream) au punk rock (Stooges, Germs Ramones, X, The Avengers). D'ailleurs les premiers groupes de doom comme Saint Vitus jouait début 80 avec Black Flag car il n’existait pas vraiment de scène particulière pour le doom, et le coté énergique et rock'n'roll leur faisaient partager la même scène.
Des news, des dates ? Quand sort le prochain album ?
En ce moment, nous avons un second guitariste avec qui nous avons jouer en concert et en festival et ça c’est très bien passé, ça doit être notre période motörhead seconde époque (rires). Nous préparons le prochain album pour la rentrée, la sortie du MCD est également prévu pour la rentrée en vinyle, et nous devons enregistrer un titre pour un tribute a Mercyful Fate qui sortira chez Emanes Metal en décembre prochain. Nous allons d’ailleurs faire évoluer un titre bien heavy de Mercyful Fate pour lui donner un aspect bien plus 70’s… Pour les dates, nous verrons ça à la rentrée, certaines sont déjà en discussion….
Demain on vous envoie sur la lune, vous ne pouvez emmener que 5 disques.
Je crois que ca serait la guerre entre les membres du groupes si vous demandez 5 disques pour tout le groupe (rires) ! Je vais donc répondre pour moi en étant sur qu’il y en aura quand même ou on sera d’accord… le premier album de Motörhead, celui des Ramones, Black Sabbath, Pentagram (la réédition de leurs titres 70’s), le premier album de Free. Pour le reste j’en planquerais d’autres (rires).
Quel est votre pire souvenir On The Road ?
Quand il n’y a plus de bières…
A bientôt, si vous voulez rajouter quelque chose ?
Tout simplement à bientôt pour de nouvelles aventures, riches en musique, couleurs et rock’n’roll… Et un grand merci pour cette interview…. DOOM ON !!!!!
http://www.myspace.com/risingdust








